En Belgique, face à l’insécurité autour de la gare du Nord, Martin De Brabant réclame une action plus ferme du gouvernement fédéral et accuse la migration illégale d’être responsable de la situation.
"Dans ce quartier extrêmement problématique, personne n'a encore jamais vraiment nommé la racine du mal. Moi, je veux nommer les choses : le problème, c'est la migration illégale. Et elle n'est pas prise en charge", assure le bourgmestre, chiffres policiers à l'appui.
Interrogé dans La Libre Belgique, le bourgmestre MR de Schaerbeek pointe surtout la présence de délinquants en séjour irrégulier et l’absence d’exécution des ordres de quitter le territoire.
Il décrit des policiers contraints d’interpeller régulièrement les mêmes individus. Et rapporte notamment le cas d’une personne qui aurait reçu 55 ordres de quitter le territoire, sans pour autant quitter la Belgique.
Le bourgmestre affirme avoir utilisé tous les outils administratifs disponibles. La fermeture nocturne des commerces et des vitrines de prostitution aurait apaisé les nuits, mais déplacé une partie de la criminalité en journée.
Il pointe du doigt l'insécurité chronique autour de la gare du Nord, la plus fréquentée de Belgique, et plus largement dans la rue de Brabant et la rue d'Aerschot.
L'une des spécificités de ce secteur : riverains et personnes en errance — souvent sous l'emprise de drogues — y croisent les milliers de fonctionnaires bruxellois et européens qui se rendent au travail.
De son côté, la ministre de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, rejette toute accusation d’inaction. Son cabinet rappelle que les retours dépendent notamment de la coopération des pays d’origine.
Le gouvernement mise sur un accord, entre autre, de réadmission avec l’Algérie pour améliorer la situation.
Martin de Brabant précise que son propos vise les délinquants en situation irrégulière, et non les migrants dans leur ensemble.