EUROPE : Les ministres européens de l’Intérieur doivent se prononcer aujourd’hui sur l’élargissement de l’espace Schengen.

Les ministres européens de l’Intérieur doivent se prononcer aujourd’hui sur l’élargissement de l’espace Schengen.

L’intégration de la Croatie semble probable, mais des obstacles persistent pour la Bulgarie et la Roumanie sur fond de hausse des arrivées de migrants par la route des Balkans.

La Commission européenne, comme le Parlement européen, réclame de longue date d’inclure les trois pays dans cette vaste zone au sein de laquelle plus de 400 millions de personnes peuvent voyager librement, sans contrôle aux frontières intérieures.

L’adhésion aurait notamment pour effet de supprimer les longues files d’attente de véhicules aux frontières de ces pays et d’encourager le tourisme.

En contrepartie, les pays membres de Schengen doivent assumer un contrôle rigoureux des frontières extérieures de cet espace libre de circulation et s’engager à une coopération policière pour lutter contre la criminalité organisée ou le terrorisme.

Et donc la Croatie, pays de 3,9 millions d’habitant, membre de l’Union européenne depuis 2013 et qui rejoindra la zone euro en janvier 2023, s’attend à une réponse positive.

Par contre, la Roumanie qui compte 19 millions d’habitants et la Bulgarie 6 millions et demi, qui sont entrées en 2007 dans l’Union Européenne et qui frappent à la porte de Schengen depuis plus de 10 ans, sont confrontées aux réticences de certains Etats. Or, l’unanimité des 26 membres de l’espace Schengen, soit 22 pays de l’Union européenne ainsi que l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, est nécessaire.

L’Autriche, qui à l’heure actuelle fait face à un afflux de demandeurs d’asile, s’oppose à la levée des contrôles aux frontières avec la Roumanie et la Bulgarie. Selon Vienne, cela accentuerait la hausse des arrivées de migrants.

Les Pays-Bas ont quant à eux des réserves sur la Bulgarie à cause de la corruption dans ce pays.