Entre 70 000 et 90 000 personnes se sont rassemblées lundi à Jérusalem dans le cadre d'une grève nationale visant à protester contre le projet de réforme du système judiciaire.
Au cœur de la manifestation, Yair Lapid a fait un long discours. Il a déclaré entre autres : On n'est pas là seulement pour payer des impôts et envoyer noss enfants à l'armée. Ils ne nous feront pas taire. Nous ne sommes pas des sujets, nous sommes des citoyens. Nous sommes juifs, nous sommes patriotes, nous sommes aussi le Peuple d’Israël. Il n’y a pas d’unité où une seule partie établit les règles.”
Face à cette mobilisation populaire, le ministre de la Justice, Yariv Levin (Likoud), et le président de la commission de la Constitution, de la loi et de la justice de la Knesset, le député Simcha Rothman (Parti sioniste religieux), ont annoncé lundi qu'ils avaient contacté le chef de l'opposition Yair Lapid, et le président d'Unité nationale, Benny Gantz, afin de fixer une réunion conjointe à la résidence du président.
Les organisateurs des manifestations ont appelé Yair Lapid et Benny Gantz à rejeter l'invitation, arguant qu'"il n'y a pas de dialogue sans rejet de la législation." C’est effectivement ce que Yair Lapid a répondu.
Plus tard dans la soirée, Benny Gantz a tweeté qu'il avait parlé avec Yariv Levin et confirmé qu'il ne serait prêt à poursuivre la conversation que si le processus législatif était arrêté.
Benjamin Netanyahou n’a pas pu commenter la réforme elle-même car il y a dans son cas un conflit d’intérêt et ses avocats lui ont interdit de le faire. Il a tout de même pris la parole lundi soir.
Malgré l'appel du président Herzog, dimanche soir, à interrompre la procédure législative, la coalition soumettra probablement la première des dispositions de la réforme judiciaire à un vote en plénière de la Knesset le lundi 20 février, a confirmé un porte-parole de Levin.