En France, le PS conserve Marseille et remporte Paris, Emmanuel Grégoire est élu maire de la capitale.

Deuxième tour des élections municipales en France, le PS conserve Marseille et remporte Paris, Emmanuel Grégoire est élu maire de la capitale. Le RN et LFI font chacun une percée et remportent de nombreuses villes. 

Le candidat PS Emmanuel Grégoire est élu maire de Paris donné largement gagnant devant l’ancienne ministre LR Rachida Dati, suivie de loin par la LFI Sophia Chikirou.

La gauche a conservé Marseille, deuxième ville de France, face au candidat du Rassemblement national (RN), un des résultats les plus attendus du second tour des élections municipales en France, selon des estimations concordantes.

Les deux plus grandes villes de France font pourtant office d'exception dans le jeu des alliances. Car si le PS s’est refusé à tout accord national avec LFI, ses représentants locaux n’ont pas hésité à franchir le pas après un premier tour marqué par les bons scores mélenchonistes dans les métropoles. 

Les socialistes, qui gardent le leadership à gauche au niveau local, ont souvent accepté le ralliement des Insoumis, que ce soit à Nantes, Brest, Clermont-Ferrand ou Avignon. À Toulouse, c’est même derrière LFI que la gauche s’est rangée pour tenter de battre la droite.

Après la victoire de LFI à Saint-Denis dès le premier tour des municipales, d'autres villes ont suivi le même chemin. Parmi elles, Roubaix ou Creil. A Lyon, l’alliance de Grégory Doucet avec la France insoumise a permis la réélection du maire sortant, tout comme à Nantes.

Toutefois, les alliances avec les insoumis, fortement décriées, n'ont pas porté leurs fruits à Toulouse, Limoges, Poitiers, Brest, Clermont-Ferrand, Tulles et Besançon.

Si le Rassemblement national n'a pas réussi à mettre la main sur des grandes villes comme Toulon, Nîmes ou Marseille, le parti à la flamme a fait une percée significative et renforce son ancrage local. Il remporte des villes moyennes comme Orange, Carcassonne, La Seyne sur mer, Vierzon ou Menton.  A Nice, l’élection d’Eric Ciotti, président de l'UDR et allié du Rassemblement national, met fin à la carrière politique de Christian Estrosi, après 18 ans à la tête de cette ville du sud de la France. «Le RN réalise la plus grande percée de son histoire», a salué le président du parti, Jordan Bardella.

Les Républicains ont eux aussi signé un très bon score mettant la main sur de nombreuses villes, parmi lesquelles des bastions historiques de la gauche tels que Clermont-Ferrand, Brest, Limoges ou encore Besançon.