En France, le président Emmanuel Macron veut que la réforme des retraites entre en vigueur d’ici la fin de l’année.
Emmanuel Macron est sorti de son silence mercredi et s’est adressé aux Français dans une interview fleuve.
Il a déclaré que sa réforme devait entrer en vigueur d’ici la fin de l’année, car elle est nécessaire.
Et le président français a également regretté qu’aucune force syndicale n’ait proposé de compromis sur le texte.
Les syndicats ont d’ailleurs vivement réagi aux propos d’Emmanuel Macron. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger a accusé le président de la République de déni et de mensonge, notamment sur le fait qu’il n’y aurait de la responsabilité que dans un camp, sur le fait que la CFDT aurait proposé à son congrès une augmentation de la durée de cotisation et sur le fait que le syndicat n’aurait pas fait de contre-proposition.
De son côté, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a jugé les propos du président Macron de JE CITE : foutage de gueule et de mépris vis-à-vis des millions de personnes qui manifestent.
Entre-temps, la mobilisation en France se poursuit. Plusieurs actions de blocage contre la réforme des retraites, touchant les dépôts pétroliers, les ports, les routes, le secteur électrique et des universités, se déroulent à travers le pays. Par exemple, les ports de Marseille-Fos, l'un des plus importants de France, et de Brest étaient totalement bloqués dans le cadre d'une journée d'action "ports morts" à l'appel du syndicat CGT.