Donald Trump annonce un accord qu’il qualifie d’« historique » sur le désarmement du Hamas.

Donald Trump annonce un accord qu’il qualifie d’« historique » sur le désarmement du Hamas et des autres groupes armés de Gaza. 

Négocié pendant plusieurs mois avec la médiation de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie, l’accord prévoit un désarmement progressif sur une période de six à huit mois. Le Hamas devra notamment remettre les plans de ses tunnels, de ses ateliers de fabrication d’armes et de ses dépôts militaires.

Les zones démilitarisées passeront ensuite sous le contrôle d’une nouvelle administration technocratique palestinienne. Un corps de police composé de plusieurs milliers d’agents, préalablement contrôlés par Israël, doit également être déployé avec l’appui d’une force internationale.

Selon Washington, le Hamas aurait accepté les grands principes du texte, dont l’application doit commencer dans les prochaines semaines. Deux hauts responsables du Hamas ont confirmé qu'un accord avait été conclu.

Ils ont toutefois indiqué attendre des médiateurs qu’ils garantissent le respect de l’accord par Israël. Plusieurs modalités essentielles du dispositif, notamment son calendrier précis et les mécanismes de vérification du désarmement, restent encore incertaines. 

Razi Hamad, haut responsable du Hamas, a affirmé que le stockage des armes de l’organisation terroriste serait conditionné à un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza et au démantèlement des milices soutenues par Israël. Sur Al Jazeera, il a assuré que le Hamas ne ferait "pas un seul pas" sans la garantie qu’Israël respecterait lui aussi ses engagements.

Le retrait de Tsahal se fera par étapes et restera conditionné à la vérification du désarmement. L’armée israélienne devra d’abord revenir jusqu’à la « ligne jaune », établie après le précédent cessez-le-feu. 

En contrepartie, Israël suspendra ses frappes ciblées contre les membres du Hamas, sauf en cas de menace immédiate.

Le texte prévoit également le rachat des armes individuelles. Les combattants qui les remettront volontairement pourront recevoir une compensation financière. Les membres du Hamas bénéficieraient par ailleurs d’une amnistie et pourraient rester à Gaza.

Malgré l’optimisme affiché par Donald Trump, Israël demeure très suspect face à cette nouvelle. 

Plusieurs responsables craignent que le Hamas n’utilise cet accord pour gagner du temps et réduire la pression militaire et économique qui pèse aujourd’hui sur le mouvement terroriste, sans véritablement renoncer à ses armes. Jérusalem exprime aussi des réserves sur le rôle accordé au Qatar et à la Turquie dans la supervision du processus.

Israël exige le désarmement complet du Hamas, y compris le retrait des armes de Gaza et la démilitarisation totale de la bande de Gaza, comme condition préalable à tout processus de retrait, a déclaré jeudi une source diplomatique au Jerusalem Post.

Le document en 15 points actuellement en discussion ne répond pas de manière adéquate à ces exigences, et Israël a fait part de ses réserves à ce sujet à l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui intervient en tant qu'émissaire.

Il n'y aura pas de retrait israélien de la « ligne jaune » dans la bande de Gaza tant que le Hamas n'aura pas été désarmé et que la bande de Gaza n'aura pas été démilitarisée, a souligné cette source au quotidien israélien.

Il a également précisé que la question de Gaza n'avait pas du tout été abordée lors de la rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump.