Le Premier ministre Bart De Wever n'a pas voulu s'avancer jeudi devant les députés à la Chambre sur les mesures qui soutiendront son budget, dans le cadre de l’effort d’environ 10 milliards d’euros qui doit être réalisé d’ici 2029.
"Nous visons un accord satisfaisant", a-t-il indiqué. Le Premier ministre a ensuite évoqué la complexité institutionnelle de la Belgique qui rend un réel assainissement budgétaire pratiquement impossible, selon lui. Sans de nouvelles négociations en vue d’une réforme de l’Etat "en profondeur", la Belgique ne parviendra pas à sortir de la crise, estime De Wever.
Le gouvernement s'est fixé l'objectif de trouver 10 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2029. L'effort se portera d'abord sur les dépenses, a confirmé le Premier ministre. La Belgique comme le reste de l'Europe navigue dans une situation géopolitique instable qui affecte sa croissance économique. "Depuis que nous sommes entrés en fonction, nous n'avons connu que des vents contraires", a souligné De Wever qui ne s'est pas engagé pour autant en faveur de grandes mesures destinées à doper la compétitivité.