Jérusalem a perdu un ami à Brasilia cette semaine, lorsque le président Jair Bolsonaro, un partisan enthousiaste d'Israël, s'est incliné face à Luis Inacio Lula da Silva, qui est ouvertement pro-palestinien et a entretenu des liens entre le Brésil et l'Iran.
Il fut le premier président brésilien à se rendre en Israël en 2010, mais ce voyage a été marqué par la controverse puisque Lula a refusé de se recueillir sur la tombe de Theodor Herzl et qu’en revanche, il a enfilé un keffieh sur ses épaules et déposé une gerbe sur la tombe du leader palestinien Yasser Arafat à Ramallah.
Le président élu brésilien a également entretenu des liens étroits avec l'Iran au cours de son mandat, accueillant l'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad et visitant Téhéran. Il s'est opposé aux sanctions contre l'Iran liées à son programme nucléaire.
La communauté juive du Brésil, qui compte 120 000 membres, a salué dimanche la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva à l'élection présidentielle après sa victoire contre le président sortant Jair Bolsonaro. Certains de ses membres restent toutefois prudents au vu des relations compliquées qu'ils ont pu entretenir avec l'ancien dirigeant syndical.