Le ministre belge de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR), a demandé au Premier ministre Bart De Wever de convoquer rapidement le Conseil national de sécurité. Il a été entendu.
"Nous ne pouvons pas permettre que nos aéroports soient perturbés par des vols de drones incontrôlés. Cela nécessite une réaction coordonnée et nationale", a souligné le ministre de l'intérieur.
Comme plusieurs pays européens depuis deux mois, la Belgique connaît des épisodes de survol de drones jugés suspects au-dessus de lieux ou d'infrastructures sensibles.
Le week-end dernier la base militaire de Kleine-Borgel (nord-est) a été survolée à trois reprises, ce qui a entraîné l'ouverture d'une enquête par le service de renseignement militaire belge.
Interrogé lundi, le ministre de la Défense Theo Francken a refusé de pointer du doigt la Russie derrière ces incidents, préférant évoquer une opération coordonnée et menée par «des professionnels». "Ils sont en train d'essayer (de semer) la panique en Belgique", "c'est de la déstabilisation", a affirmé le ministre sur la RTBF. "Nous devons pouvoir les abattre si besoin".
Face à la menace venue du ciel, la Belgique veut muscler la détection et la neutralisation des drones. Theo Francken va présenter un plan d'urgence de 50 millions d'euros. Objectif : détecter, identifier et neutraliser les drones non autorisés, "très probablement" utilisés pour de l'espionnage.