Une conférence de presse tripartite s’est tenue à Jérusalem hier soir à l’issue du sommet entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, le premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le président chypriote Nikos Christodoulides. Une rencontre pour accentuer un rapprochement stratégique entre ces trois pays de Méditerranée orientale, dans un contexte de tensions régionales accrues et de menaces turques et iraniennes.
Sans le nommer explicitement, le chef du gouvernement israélien a envoyé un message clair au président turc Recep Tayyip Erdogan. « À ceux qui fantasment sur le retour d’empires et sur la domination de nos terres, je dis : oubliez cela. Cela n’arrivera pas », a-t-il lancé, dénonçant implicitement les ambitions régionales d’Ankara.
À l’approche de la rencontre à Mar-a-Lago le 29 décembre prochain, Donald Trump pousse à inclure la Turquie dans le futur dispositif de stabilisation à Gaza. À Jérusalem, l’idée reste explosive : Recep Tayyip Erdogan est perçu comme hostile et peu fiable. La ligne envisagée par Netanyahou : exiger d’Ankara un changement clair de ton et de position vis-à-vis d’Israël.
Interrogé sur les récents exercices militaires iraniens et sur l’évolution des capacités balistiques de Téhéran, Benjamin Netanyahou a assuré qu’Israël suivait la situation de près. « Toute action contre Israël entraînera une réponse très sévère ».