Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a estimé, lundi, qu’une solution durable à la crise du détroit d’Ormuz passerait par une reconfiguration des routes énergétiques au Moyen-Orient.
Dans une interview accordée au média américain Newsmax, il a affirmé : « les solutions à long terme consistent notamment à dévier les oléoducs vers l’ouest, à travers l’Arabie saoudite, jusqu’à la mer Rouge et la Méditerranée », réduisant ainsi la dépendance au détroit d’Ormuz, par lequel transite actuellement environ 20 % du pétrole mondial.
Interrogé sur le conflit en cours avec l’Iran, le Premier ministre a affirmé que les opérations militaires avaient « dépassé la moitié de leur parcours », sans toutefois avancer de calendrier précis pour leur conclusion.
Il a indiqué que l’objectif principal restait la neutralisation des capacités nucléaires iraniennes. « Nous avons déjà réduit leurs capacités balistiques, détruit des installations et éliminé des scientifiques clés », a-t-il déclaré, estimant que Iran poursuit néanmoins ses efforts pour développer des armes nucléaires et leurs vecteurs.
Enfin, Benjamin Netanyahou a appelé les pays occidentaux à prendre la mesure de la menace.
Qualifiant la situation de « signal d’alarme », il a regretté ce qu’il considère comme une sous-estimation prolongée du programme nucléaire et balistique iranien.
Le chef du gouvernement israélien a évoqué notamment la frappe contre la base de Diego Garcia, à une distance d’environ 4 000 kilomètres de Téhéran. D’après lui, une grande partie de l’Europe est donc à portée des systèmes balistiques iraniens.
« Ce n’est pas seulement le problème d’Israël », a conclu le Premier ministre, appelant à une prise de conscience internationale face à l’Iran.