Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré qu’Israël ne consentirait en aucun cas à la création d’un État palestinien, y compris si cette position bloque l’avancée vers une normalisation historique avec l’Arabie saoudite.
Dans un entretien accordé au canal Telegram "Abu Ali Express", il a affirmé sans équivoque : "Il n’y aura pas d’État palestinien. C’est très simple : il ne sera pas établi".
Interrogé sur les implications d’un tel refus alors que Riyad exige une voie crédible vers la souveraineté palestinienne, Netanyahou a insisté : "Un État palestinien ne sera pas établi. C’est une menace existentielle pour Israël". Selon lui, la guerre à Gaza a suspendu les négociations avec l’Arabie saoudite, mais un contexte plus favorable pourrait se dessiner à mesure que le conflit s’apaise. Toutefois, il prévient que toute avancée devra respecter les "conditions essentielles" d’Israël en matière de sécurité.
Le Premier ministre s’est aussi exprimé sur l’ouverture du passage de Rafah. Israël, dit-il, rétablira le fonctionnement du point de passage une fois récupérés les dépouilles des trois derniers otages décédés encore détenus à Gaza : Dror Or, Ran Gvili et Sudthisak Rinthalak. "Nous sommes très proches de finaliser ce processus", a-t-il assuré.
Concernant la possibilité pour les Palestiniens de Gaza de quitter le territoire palestinien vers l’Égypte, Netanyahou s’est dit favorable à ce que Le Caire ouvre ses frontières à ceux qui souhaitent partir. Il a rappelé que ce principe figurait dans le plan américain en 20 points pour Gaza.
En parralèle, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que le secrétaire d'État américain Marco Rubio lui avait garanti que « l'avantage militaire qualitatif » d'Israël resterait intact malgré la vente de F35 à l'Arabie saoudite.
C’était lors d'un entretien téléphonique qui a suivi l'annonce faite cette semaine par le président américain Donald Trump de vendre des avions de combat F-35 à l'Arabie saoudite.
Israël est le seul pays du Moyen-Orient à utiliser le F-35, considéré comme l'avion de combat le plus avancé au monde. La loi américaine garantit à Israël un « avantage militaire qualitatif » dans la région.
« Concernant le F-35, j'ai eu une longue conversation avec le secrétaire d'État Marco Rubio, qui a réitéré son engagement à ce que les États-Unis continuent de préserver l'avantage militaire qualitatif d'Israël dans tout ce qui concerne la fourniture d'armes et de systèmes militaires aux pays du Moyen-Orient », a déclaré M. Netanyahu lors d'une longue interview en hébreu avec « Abu Ali Express », un compte populaire sur l'application de messagerie Telegram.
Netanyahu a déclaré que Rubio lui avait assuré que les États-Unis étaient « déterminés à maintenir l'avantage qualitatif d'Israël dans tous les domaines, y compris l'avantage d'Israël en matière de fourniture d'avions F-35 », soulignant que cet avantage était garanti par la loi.
« Au-delà de cela, je préfère ne pas m'étendre sur le sujet », a-t-il ajouté.
Des responsables américains et des experts en défense ont déclaré mercredi à Reuters que les avions de combat F-35 qui seront vendus à l'Arabie saoudite seront moins sophistiqués que ceux utilisés par l'armée israélienne.
Ces responsables anonymes ont déclaré à Reuters que les avions que Riyad recevra ne seront pas équipés de certains des systèmes d'armes et équipements avancés dont dispose la flotte israélienne, chaque avion étant personnalisé en fonction du destinataire désigné.
Ils ont ajouté que si Israël dispose déjà de deux escadrons d'avions de fabrication américaine et en a commandé un autre, l'Arabie saoudite sera limitée à deux escadrons seulement.
Les responsables ont également souligné que toute vente finale à l'Arabie saoudite devra être approuvée par le Congrès.