Belgique, retour sur les inondations meurtrières de juillet 2021

En Belgique, un an après les inondations meurtrières de juillet 2021, l’opposition fustige la lenteur du gouvernement dans la réalisation d’études qui avaient été annoncées.

 Ce à quoi la ministre de l’intérieur Annelies Verlinden a répondu qu’il fallait mettre en avant l’importance d’un travail de qualité en vue de préparer la Belgique aux situations de crise et d’urgence qui se multiplieront avec le dérèglement climatique.

Mais il faut dire qu’après les inondations de l’été dernier qui ont endeuillé la Wallonie, le gouvernement avait annoncé la mise sur pied d'une commission d'apprentissage pour tirer les leçons de la façon dont la crise a été gérée.

Une étude sur la réforme de la protection civile, mise en oeuvre sous la législature précédente et très vivement critiquée, devait également être menée.

Mais un an plus tard, les résultats se font toujours attendre.

« Comment expliquez-vous qu’en 6 mois, la commission d’enquête du Parlement wallon a pu accoucher d’un rapport alors qu’au fédéral on n’a pas avancé d’un iota ? Ces réponses, vous les devez aux sinistrés et à toutes ces personnes qui se sont mobilisées et qui continuent à se mobiliser pour venir en aide aux sinistrés » ; ça c’est ce qu’a déclaré la députée fédérale Vanessa Matz des Engagés.

La ministre Verlinden s'est défendue d'une inaction fédérale au cours des 12 derniers mois. Au contraire, elle a indiqué une série de mesures qui ont été prises et des actions lancées, correspondant notamment à des recommandations du Parlement wallon.

"Nous n'avons pas attendu les résultats des études pour agir. Ce n'est pas parce qu'on ne désigne pas un coupable que l'on n'a rien fait et que l'on ne peut rien améliorer." Ce sont les mots de la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden.