Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) s'attend à ce que le prochain assainissement budgétaire se fasse principalement du côté des dépenses, notamment dans la sécurité sociale.
Selon le Premier ministre, le déficit budgétaire belge est attribuable avant tout à la hausse des dépenses publiques. Il avance que les dépenses primaires, soit sans les intérêts sur la dette, auraient augmenté de 60 milliards d’euros au cours des 25 dernières années, en termes réels. Les recettes, en revanche, sont restées constantes, d’après lui.
Le gouvernement fédéral a donc établi pour principe qu’il faut avant tout examiner les dépenses, poursuit le nationaliste flamand. Il n’exclut pas un glissement fiscal ou une réduction d’impôts pour rendre le travail plus attractif, bien que ces mesures ne constitueraient pas le cœur de l’assainissement.
Abordant l’échéance du 13 octobre, date à laquelle la déclaration de politique générale est attendue, le Premier ministre la qualifie d’”extrêmement difficile, mais possible”. “Cela exige bien sûr du courage politique et un indispensable sens du compromis au sein des cinq partis pour parvenir à un paquet que tout le monde approuve et juge équilibré”, a ajouté M. De Wever. “Échouer serait totalement criminel”, a-t-il conclu.