Au procès des attentats de Bruxelles, Salah Abdeslam et Sofien Ayari sont dans le viseur du ministère public ce jeudi

En Belgique, au procès des attentats de Bruxelles, les accusés Sofien Ayari et Salah Abdeslam sont dans le viseur du ministère public ce jeudi.

Après s’être intéressé mercredi aux accusés Osama Krayem et Ali El Haddad Asufi, le parquet fédéral poursuivra ce jeudi son réquisitoire concernant la culpabilité des 10 hommes poursuivis pour les attentats commis le 22 mars 2016 à l’aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek.

Le ministère public délivrera son interprétation du dossier concernant Salah Abdeslam et Sofien Ayari.

Les deux accusés avaient été interpellés quelques jours avant les attaques, le 18 mars 2016, à la suite de la fusillade survenue dans la planque de la cellule djihadiste à Forest.

La défense des deux accusés utilise donc cette temporalité des faits pour souligner que ces derniers n’ont rien à voir avec les attentats perpétrés à Bruxelles le 22 mars 2016, étant donné qu’ils se trouvaient déjà derrière les barreaux.

Toujours selon la défense, leur objectif aurait été de se rendre en Syrie.

Et Salah Abdeslam, on le sait, a déjà été condamné à la prison à vie dans le cadre du procès des attentats de Paris commis en novembre 2015 et qui ont coûté la vie à 130 personnes. Salah Abdeslam y était avec son frère Brahim et avec l’intention de s’y faire exploser. Il avait finalement renoncé à passer à l’acte, contrairement à son frère.

Sofien Ayari s’était quant à lui rendu en Syrie en 2014 depuis la Tunisie, son pays d’origine, avant de prendre le chemin de la Belgique avec l’un des autres accusés, Osama Krayem.

Selon l’acte d’accusation, il aurait été envoyé par l’Etat islamique pour venir prêter main forte au projet d’attentat en Europe.

Et lundi prochain, le parquet examinera le rôle des accusés Bilal El Makhoukhi et Hervé Bayingana Muhirwa. Enfin, mardi, les frères Farisi, les accusés qui comparaissent libres, seront également sous le feu des réquisitoires. A partir de mercredi prochain, ce sont les avocats des parties civiles qui plaideront.