Au moins 8 morts et 56 blessés dans une frappe russe à Kramatorsk, en Ukraine

En Ukraine, au moins 8 personnes ont été tuées et 56 blessées mardi dans une frappe russe de roquette qui a touché un restaurant dans la ville de Kramatorsk.

Parmi les morts figurent 3 enfants, d’après le service d’urgence de l’Etat ukrainien qui indique sur Telegram que les sauveteurs fouillent les décombres du bâtiment détruit et recherchent des personnes qui se trouvent probablement sous les décombres.

La frappe russe a détruit le restaurant Ria Pizza, un établissement du centre de Kramatorsk apprécié par les journalistes et les militaires.

Selon la police ukrainienne, la Russie a tiré deux roquettes sol-air S-300 sur cette ville qui comptait 150.000 habitants avant la guerre et qui reste la seule grande agglomération encore sous contrôle ukrainien dans l’est du pays.

Trois personnalités colombiennes, le célèbre écrivain Hector Abad, l’homme politique Sergio Jaramillo et la journaliste Cataline Gomes, correspondante en Ukraine du quotidien El Tiempo, ont été légèrement blessés alors qu’ils dinaient dans le restaurant avec l’écrivaine ukrainienne Victoria Amelina.

Outre le restaurant, des appartements, des commerces, des voitures, un bureau de poste et plusieurs autres bâtiments ont subi des dégâts, selon le parquet ukrainien.

Dans ce contexte, on apprend que le plus haut général russe était au courant des plans de révolte du chef du groupe Wagner, Evguéni Prigojine.

Le général Sergueï Surovikin, le commandant des opérations militaires russes en Ukraine, savait que le chef des mercenaires de Wagner préparait une rébellion contre Moscou ; c’est ce que rapporte le New York Times.

Le journal a cité des responsables américains informés par les renseignements et a indiqué qu’ils essayaient de savoir si le général Sergueï Surovikin, ancien commandant russe en chef en Ukraine, avait aidé à planifier les actions d’Evguéni Prigojine le week-end dernier.

Dans la foulée, Evguéni Prigojine s’est exilé mardi en Biélorussie, dans le cadre d’un accord qui a mis fin à la brève mutinerie de ses combattants de Wagner au cours du week-end alors que le président russe Vladimir Poutine faisait l’éloge de ses forces armées pour avoir évité une guerre civile.

Le New York Times a précisé que des fonctionnaires américains ont également déclaré que d’autres généraux russes pourraient également avoir soutenu Evguéni Prigojine.