I24NEWS annonce que le secrétaire d'État américain Antony Blinken a ajouté l'Arabie saoudite à son itinéraire de voyage devant l’emmener en Israël et dans l'Autorité palestinienne.
Le voyage aura lieu la troisième semaine d'octobre et fera partie des efforts de Washington pour faire avancer la normalisation entre Jérusalem et Riyad.
Parmi les sujets abordés un accord de défense entre les États-Unis et l'Arabie saoudite, qui serait similaire aux pactes conclus avec les alliés asiatiques. Il a également été question d'un programme nucléaire civil sur le sol du royaume, ainsi que d'efforts dans le conflit israélo-palestinien.
Et justement, aussi bien les Israéliens que les Saoudiens commencent à regarder d’un œil inquiet l’entêtement américain de conditionner l’accord de normalisation aux concessions à faire aux Palestiniens. Ils craignent que cette politique n’empêche la concrétisation de l’accord historique. C’est ce que révèle le journal Israël Hayom.
Des cadres saoudiens ont confié à Israël Hayom que les fossés n’étaient pas si grands concernant l’alliance défensive entre l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis ni concernant le programme nucléaire civil saoudien. Ils soutiennent que les divergences sur ces sujets peuvent être réglées. En revanche, l’accent que mettent les Américains sur la question palestinienne est, à leurs yeux, exagéré et pourrait même tout faire échouer. Officiellement, le discours saoudien ne peut pas être celui-là, mais en coulisses, de nombreux responsables font part de leur frustration.
On comprend donc que ce sont surtout les Américains qui tiennent à lier l’accord de normalisation à la question palestinienne et non les Saoudiens.
Les Américains souhaitent la réouverture de leur ”consulat palestinien” à Jérusalem dans le cadre de cet accord, ce qui revient à reconnaitre un droit sur Jérusalem aux Palestiniens. En outre, l’administration américaine fait pression sur Israël pour qu’il augmente son soutien économique à l’Autorité palestinienne.
En Israël, on craint aussi que les Etats-Unis exigent un gel des constructions en Judée-Samarie, voire un retrait de certains territoires et un renoncement à l’application de la souveraineté israélienne sur ces régions.
Et dans ce contexte, le ministre des Communications, Shlomo Karhi, est actuellement à Riyad, en Arabie Saoudite.
Il est en compagnie d'une délégation qui comprend le président du Comité économique, le député David Bitan, le directeur général et le directeur général adjoint du ministère des Communications, le chef de cabinet du ministre et son porte-parole ainsi que des représentants des Affaires étrangères.
La délégation israélienne participe à une conférence internationale qui se tient à Riyad jusqu'à mercredi.