La Belgique s’est déclarée favorable à une démarche de reconnaissance mutuelle entre Israël et la Palestine.


11 avril 2025

Alors que la France évoque une possible reconnaissance de l’État palestinien en juin, la Belgique s’est déclarée favorable à une démarche de reconnaissance mutuelle entre Israël et la Palestine. 

Une position réaffirmée jeudi à la Chambre par le Premier ministre Bart De Wever.

La Belgique se montre favorable à une reconnaissance mutuelle de la Palestine et d'Israël, par les États qui ne l'ont pas fait, est-il ressorti des questions d'actualité posées jeudi à la Chambre au Premier ministre Bart De Wever et au ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot.

Interrogé par Paul Magnette (PS) et Charlotte Deborsu (MR), Bart De Wever a relu le passage de l'accord de gouvernement à ce sujet. "La position de ce gouvernement est d'œuvrer en faveur d'une solution à deux États", a-t-il ensuite résumé. Et, "Macron ne dit pas autre chose", a-t-il estimé, insistant sur la "reconnaissance mutuelle". Le Premier ministre a toutefois posé deux conditions : la définition des frontières et l'installation d'un appareil d'État "acceptable". "Le jour où ce moment tant espéré arrivera, la Belgique reconnaîtra la Palestine", a-t-il assuré.  

Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot s'est pour sa part montré "favorable à un tel processus de normalisation, qui profiterait à toutes les parties." "Dans l'attente de se positionner sur la question afin de définir le message à délivrer à New York en juin prochain, la Belgique sera à nouveau présente pour avancer sur cette question lors de la prochaine réunion de l'Alliance globale pour la solution à deux États, qui se tiendra à Rabat les 21 et 22 mai", a-t-il indiqué. Charlotte Deborsu (MR) a salué les propos du président français et appelé la Belgique à "saisir cette opportunité".