31 mai 2024
Benjamin Netanyahou a accepté d’enregistrer une interview à la télévision française pour la première fois depuis le début de la guerre. C’était en résumé sur Tf1 au 20h et in extenso sur LCI, au micro de Darius Rochebin.
Il a déclaré : si nous perdons, vous perdez. si nous gagnons, vous gagnez.
Interrogé dès la première question sur la possibilité d’un mandat d'arrêt de la CPI le visant et qui lui interdirait, s'il était jugé, de se poser en avion à Paris ou à New York sous peine d'être arrêté, Benjamin Netanyahou a affirmé que sa situation personnelle "n'était rien par rapport à la lutte qu'il menait", et a accusé le juge de la CPI "d'attiser l'antisémitisme".
Questionné ensuite avec un certain manque d’empathie sur les victimes civiles à Gaza il a assuré : “Chaque victime civile c’est une tragédie pour nous une stratégie pour le Hamas” "Nous avons envoyé des milliers de tracts aux Palestiniens, nous avons passé des appels téléphoniques, nous faisons tout pour éloigner les civils des zones de conflits, alors que le Hamas fait en sorte que les civils restent dans ces zones en leur tirant dessus, il les utilise sciemment comme boucliers humains.", a répété Benjamin Netanyahou.
Le chef du gouvernement israélien a affirmé également que "la fin de la guerre pourrait arriver immédiatement si le Hamas dépose les armes, se rend et libère les otages. Mais ce n’est pas ce qu'il se passe. Ils gardent les otages", a-t-il martelé.
Interrogé sur la question de l'avenir de Gaza, Netanyahou a répété qu'il n'était pas question de le réoccuper
"Je l'ai dit plusieurs fois, nous n'avons pas l'intention de nous installer à Gaza. La question est la nature du gouvernement qui s'y installera. Nous devons nous assurer que ce ne sera pas une menace pour Israël. Ce que l'Autorité palestinienne enseigne à ses enfants est aujourd'hui la même chose que ce le Hamas enseigne à ses enfants". Et de rappeler qu'Israël s'est retiré de Gaza en 2005, mais que cela n'a pas abouti à la paix : "Qu'ont-ils fait ? Ils ont tiré des roquettes sur nos villes, ont construit un réseau de tunnels plus long que le métro parisien, ont violé nos femmes, ce n'est pas un territoire paisible et leur donner un État maintenant serait la plus belle récompense pour le terrorisme".
Et en réponse à la déclaration d’Emmanuel Macron sur la reconnaissance de la Palestine, B. Netanyahou a rappelé qu’il s’agirait d’une récompense inconcevable au terrorisme du Hamas et d’un danger pour Israël : "Si M. Macron et les citoyens français considéraient l'existence d'un État palestinien dans la banlieue parisienne, avec des milliers de terroristes voulant détruire Paris et tuer des Français, vous ne diriez pas cela."
