Des universitaires ont promis qu’ils ne dénonceront pas les étudiants pris en flagrant délit de triche en soutien avec la guerre à Gaza

En Belgique, des universitaires ont affirmé qu’ils ne dénonceront pas les étudiants pris en flagrant délit de triche lors des examens qui commencent ce lundi.

Kenza Amara Hammou (chercheuse postdoctorale à L’UCLouvain) et Jouke Huijzer (candidat au doctorat à la Vrije Universiteit Brussel), à l’initiative de la démarche, ont annoncé qu’ils feront grève en juin alors qu’ils sont attendus pour surveiller les examens des étudiants. 

S’ils seront bien dans les auditoires où se dérouleront les épreuves, ils ont annoncé venir avec « des pin’s [militants], des autocollants ou des keffiehs » et dit décider de ne pas dénoncer les étudiants pris en flagrant délit de triche. Ils affirment que vingt autres futurs surveillants auraient déjà rejoint leur démarche et signé leur document.

Ils expliquent avoir lancé cette action pour condamner les liens entretenus par les universités belges « avec les institutions israéliennes ». 

Mercredi dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur Françoise Bertieaux, qui se dit « scandalisée », a demandé aux universités de prendre d’éventuelles sanctions contre ces enseignants.

Les autorités universitaires n’ont pas réagi au sujet d’éventuelles sanctions contre ces perturbateurs ou les potentiels tricheurs pris sur le fait lors des examens à venir.

La semaine dernière, l’université belge de Gand a annoncé rompre ses relations avec toutes les universités et instituts de recherche israéliens, faute pour eux de se conformer à ses standards en matière de droits de l’homme, a déclaré l’université.

En début de semaine, deux autres universités belges, l’ULB et Anvers ont annoncé des modifications dans leur partenariat avec des institutions israéliennes.

Une conférence avec entre autres l’ancien ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi doit se tenir à l’ULB ce soir, malgré les pressions pour l’annuler. On y reviendra dans nos prochaines éditions.